Maxime Chambreuil

Wednesday December 19, 2007

La vente sur Internet est en retard…

Max @ 21:00 | Filed under: Information Technology,Sales

SugarCRM… comparé à la vente en magasin.

Lors d’une réunion avec un client, une réflexion s’est introduite dans la discussion concernant le marketing et la vente sur le web : SugarCRM permet de savoir quelle personne à cliquer sur tel ou tel lien dans une lettre d’information et de l’appeler afin de clore la vente plus rapidement. Autre exemple, Google Analytics qui fournit des détais très pertinents sur le parcours des visiteurs sur votre site web.

Je me suis donc posé la question en rentrant : mais quel est le but ultime de tout ça (à part vendre, bien évidemment) ? Tout le monde vend et achète depuis des millénaires, qu’est-ce que le web essaie donc de reproduire ?

Comme Valéria me manque beaucoup en ce moment, je me suis mis à faire le parallèle avec la vente en magasin, un domaine qu’elle connait plus que moi.

Le parallèle était évidemment très simple mais faisons cette expérience : Mettez-vous dans la tête d’un vendeur dans un magasin, vous connaissez votre magasin et vos produits par coeur, avec leurs avantages et leurs faiblesses. Un client entre. Vous ne lui avez pas encore parlé que parmi tous vos produits, vous savez déjà lequels vous allez lui proposer. Parce que notre apparence physique (âge, vêtements, etc) en dit long sur notre personnalité et notre budget, un bon vendeur sera capable de faire ce travail d’analyse et de vous amener très vite vers l’acte d’achat.

GoogleExercice plus difficile maintenant : Mettez-vous à la place d’un site web. Idem, vous connaissez très bien votre magasin (l’organisation du site ou sitemap) et vos produits (vous avez tout ça dans votre base de données). Un visiteur arrive sur votre site. Quelle information disposez-vous pour caractériser votre visiteur et faire en fait le travail d’analyse qu’à fait notre vendeur dans le magasin ? Très peu en réalité :

  • le navigateur web : une dizaine sont utilisés. Variable apportant peu de pouvoir de distinction
  • le système d’exploitation : une dizaine existe, il caractérise très peu votre visiteur
  • la langue : déjà un peu plus intéressant mais ca reste maigre pour adapter votre discours

Quelques sites (Amazon par exemple) ont compris qu’ils y avait un manque à combler pour adapter leur offre. C’est pour cela qu’ils ajoutent des informations à votre compte, explicitement : vous devez rentrer votre adresse, votre âge, vos intérêts, etc; ou implicitement : votre parcours sur le site, les pages web des produits sur lesquels vous vous êtes arrêtés, etc… Tout ca permet de retracer votre comportement d’acheteur, comme ferait un vendeur de magasin, il vous observerait : dans quel rayon vous allez, combien de temps vous vous arrêtez devant tel produit, etc.

C’est en cela que le web est encore en retard, car les vendeurs de magasin vont encore plus loin grâce au département de présentation visuelle : ils vont jusqu’à modifier l’organisation du magasin pour faciliter votre parcours de la porte jusqu’au produit désiré. Ça le web n’est pas encore capable de le faire, mais le potentiel est énorme car autant le magasin ne peut pas tout ré-arranger à chaque client, autant le site web oui : On peut très bien imaginer une page d’accueil spécifique à chaque visiteur. On le voit déjà avec certains paramètres comme la langue : plus besoin d’avoir à cliquer sur la bonne langue, le site vous affiche la langue spécifiée par le navigateur.

J’aimerai terminer avec ces 3 points :

  1. les vitrines des magasins se comparent au référencement sur les moteurs de recherche et c’est à ce niveau là que Google Adwords est très bon. Il met votre site disponible à un click de la page de référence pour un internaute. Le client potentiel n’a plus qu’à ouvrir la porte, tout en étant au départ dans un lieu public et familier (la rue, le centre commercial ou le moteur de recherche).
  2. Le référencement au sens large (bannière, lien croisé, etc) démontre une démarche un peu plus agressive et s’apparente plus à des tracts dans les boîtes aux lettres, des messages radiophoniques ou télévisuelles, etc.
  3. Enfin, Google Analytics permet au web de compenser le fait que vous n’avez pas (encore) de compte sur tous les sites webs. Il permet ainsi à un site d’obtenir les informations manquantes pour construire les profils des internautes. La tendance est plus au partage et à l’interconnexion des sites : LinkedIn peut aller chercher mes contacts sur Gmail, mon compte sur hotmail.com est relié à celui sur expedia.ca, etc.

Saturday December 15, 2007

Amores Perros

Max @ 22:20 | Filed under: Cinema

Amores Perros

La psychologie de la maternité

Max @ 15:33 | Filed under: Literature

Je viens juste de finir ce livre de Jane Price, qui explique les sentiments, les émotions et les différentes relations entre les personnes entourant l’arrivant d’un bébé. En voici la table des matières:

  1. L’importance déterminante
  2. Un travail d’amour
  3. Le sein, c’est mieux… Mais pour qui ?
  4. Les difficultés et les privilèges de la mère qui travaille
  5. Les hommes et la maternité
  6. Élever seule un enfant
  7. Les mères, les filles, les grand-mères et les autres femmes
  8. Les effets dévastateurs de la maternité
  9. Le rêve et la réalité

ISBN : 2-89044-412-0

Saturday December 1, 2007

Coupe des 4 Nations de Water-Polo Féminin

Max @ 19:04 | Filed under: Sports

Avec l’Australie, le Canada, la Russie et les États-Unis.

Wednesday November 14, 2007

San Francisco, CA

Max @ 22:36 | Filed under: The USA

J’ai eu l’occasion d’aller à San Francisco pour une formation de 8 jours. Comme je suis resté là-bas le week-end, j’ai cherché un canapé plutôt qu’un hôtel sur Couch Surfing. Ty a répondu à ma demande et a gentiment accepté de me loger pendant ces 10 jours.

Malgré le rythme assez soutenu du cours (8h – 19h), je suis resté d’attaque pour découvrir San Francisco avec Ty et sa copine Tovah : Le samedi, on a donc commencé la journée sous la pluie par le Golden Gate Bridge. On a aperçu quelques éléphants de mer mais on ne voyait pas l’île d’Alcatraz, perdue dans la brûme… On a ensuite rejoint le quartier italien pour aller manger au restaurant la Mona Lisa. Une fois réchauffé, on a tourné dans le quartier chinois, puis Union Square, où la frénésie des achats de Noël avait déjà commençé. On s’est quelque peu perdu dans les bouchons du au méga événement d’Oracle : Open World. On en a profité pour visiter rapidement le Musée d’Art Moderne de San Francisco. Vers 18h, les filles ont du me laisser en centre-ville pour aller à une soirée réservée aux filles. Je me suis donc promener dans les grands magasins. Comme mes chaussures prenaient l’eau et que le dollar canadien avait atteint la parité avec le dollar américain, j’en ai profité pour acheter de nouvelles chaussures. J’étais ainsi bien équipé pour trotter partout dans la ville : South of Market, Union Square et la pyramide Transamerica, Financial District, Chinatown, North Beach… pour revenir à South of Market, attraper le dernier train de banlieue pour Redwood City et m’écrouler dans le canapé.

Le dimanche matin, j’ai accompagné Ty à l’Université de Stanford pour courir 10km pour une oeuvre de bienfaisance. J’ai pris quelques photos de l’énorme campus en réussissant malheureusement à être en retard pour son arrivée. Tans pis pour la photos finish… Une fois la course finie, on est retourné sur le campus et j’ai découvert une statut des 6 bourgeois de Calais! Incroyable mais vrai. Originalité : les 6 bourgeois sont en fait 6 statuts indépendantes (Voici la vraie).

Après un bon petit déjeuner, nous sommes partis sur la côte pacifique pour faire une ballade dans le parc naturel d’Año Nuevo. Après 90 minutes de voiture dans les montagnes et une heure de marche dans le vent marin, on a eu le droit à un grand spectacle d’éléphants de mer : des milliers étendues sur une plage et encore pleins d’autres sur la petite île au large. Magnifiiiiiique!

Dernière émotion avant mon retour à Montréal : 3h avant de reprendre l’avion, Ty m’a emmené sur une des multiples collines de San Francisco pour voir la ville, sans commentaires :

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Voir toutes les vidéos de mon séjour à San Francisco.

Wednesday October 17, 2007

Le petit livre rouge de la vente

Max @ 09:25 | Filed under: Literature,Sales

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Thursday October 11, 2007

Las Ranas

Max @ 18:54 | Filed under: Mexico

Le lendemain, le temps était un peu plus clément. Nous sommes donc partis à pied jusqu’à Las Grutas de los Herrera. On a même réussi à apercevoir le soleil, incoyable!!! La grotte est sympa : c’est une impasse creusée par une rivière : quelques grandes salles, des stalactites, etc… avec en bruit de fond, l’eau qui coulait de chaque côté du chemin. Bref, on n’est pas resté plus de 30 minutes dans la grotte.

De retour au village, le temps nous était compté si on voulait voir le site archéologique de las Ranas et prendre le bus de 14h. On a donc opté pour le taxi pour aller sur le site : il y avait en fait 3 km de zigzags pour arriver juste en face du village (à peine 500m à vol d’oiseau). Le chauffeur nous a indiqué un chemin qui partait tout droit faire le village (descente, puis remontée) et qui devait nous prendre maximum 10 minutes. Parfait! Ça nous laissait une heure pour faire le tour des ruines, des pyramides, du jeu de paume, etc.

Viens forcément le moment de repartir, on a donc commencé à descendre le chemin du chauffeur de taxi. Pas de problème, c’était gras mais sans plus. 2 min plus tard, on traversait le ruisseau au fond de la vallée et on commençait la remontée. Ça devenait de plus en plus gras, mais bon pas de problème, le village était en vue à quelques 200 mètres plus haut. Mais voilà, une coulée de boue avait emporté le chemin sur 15 mètres de large. On tente la traversée ? Humm, dès les premiers pas, les chaussures s’enfonçaient de 15 cm dans la boue. Demi-tour? Peut-être pas quand même, on était presque arrivé et le bus était juste de l’autre côté… On passe en dessous de la coulée? Un champ avec des barbelés pour commencer et le retour sur le chemin demandait une partie d’escalade. Au-dessus de la coulée? Pourquoi pas, la route était à 50m plus haut. Go pour la route! On a donc remonté tout le talus en s’accrochant aux branches et aux racines pour arriver au niveau de la route, juste en-dessous du barbelé. Un petit numéro d’équilibriste pour passer par dessus le barbelé et voilà, on était tout crotté et on avait manqué le bus… C’était pas bien grave finalement, il y en avait un autre une heure après. On en a donc profité pour poser devant notre coulée de boue :

Wednesday October 10, 2007

San Joaquín

Max @ 22:25 | Filed under: Mexico

De retour à San Miguel de Allende, on a pu soufflé un peu et c’est en lisant un magazine : Mexico Desconocido, qu’on est tombé sur un article proposant différentes routes dans l’état de Quérétaro, voisin de San Miguel. L’une des routes suggérées proposait une virée dans la Sierra Gorda avec l’arrivée à San Joaquin et un passage par le Parc National de Campo Alegre, Las Grutas de los Herrera, la zone archéologique de Las Ranas, des chutes d’eau, etc. bref, que du bonheur en perspective…

À 14h, on a pris le bus de Querétaro pour San Joaquin. À 16h, les lacets de la route à travers la Sierra Gorda ont commencé. La route en soi était impeccable, mais au-delà du goudron, c’était le précipice d’un côté ou le mur de roche de l’autre. Plus on montait, plus on priait pour ne croiser personne et plus on zigzaguait. J’ai donc décidé d’adopter la même stratégie que les 2 petites vieilles du premier rang : fermer les yeux et dormir! Mais au moment oú je commençais à dormir, une personne (une enfant en fait) a heurté mon épaule qui donnait dans le couloir du bus. Elle est restée à côté du chauffeur jusqu’à ce que le bus s’arrête et que la porte s’ouvre pour la laisser descendre. Humm… Elle avait peut-être envie de faire pipi ou de vomir. Même pas, car le bus est reparti! Ce cinéma s’est répété au moins 10 fois. Chaque personne descendait n’importe où et le bus repartait. À un moment donné, j’ai prêté plus attention et j’ai pu suivre la vielle dame descendre et prendre un petit chemin qui descendait sur 1 km jusqu’à une cabane en contre-bas. Incroyable! Les montagnes étaient habitées et je suis certain qu’elles n’avaient pas l’eau courante ou l’électricité.

On est finalement arrivé à San Joaquin à 17h. Durant la montée, le temps s’est couvert et on a trouvé le village englouti dans les nuages et la pluie. Le village était à flanc de montagne et on ne voyait pas les maisons qui se trouvaient en haut. On a réussi à trouver un restaurant histoire de prendre une soupe et de se réchauffer. Avec les précipitations des derniers jours, on pouvait oublier le camping. On a donc décidé d’aller au Parc de Campo Alegre car il proposait des petites cabanes pour dormir. On a donc pris le taxi (= un 4×4, rien d’autre ne circule là-bas, tellement c’est en pente) pour s’enfoncer dans la brume et les chemins de terre.

En arrivant au Parc, ce fut l’apothéose : de la brume partout, on ne voyait pas à 20m, le haut des arbres était caché par le brouillard, un paysage digne de film d’horreur! On est finalement arrivé devant la maison de l’administration : personne! Trois coups de klaxon du chauffeur de taxi. Et là 3 gros molosses sont finalement apparus pour nous aboyer après. Apparemment on n’était pas les bienvenus. Le chauffeur a encore klaxonné mais pas plus de succès. Aucun humain dans les parages. On n’est donc reparti pour un hôtel plus rassurant en centre-ville de San Joaquin, pas trop loin de la centrale des autobus. Malgré l’acceuil peu chaleureux de la directrice, on s’est quand même imposé et elle nous a laissé une chambre (sans eau chaude et avec une fuite au plafond). Apparemment, c’était clair pour tout le monde sauf nous que la saison était finie et que les touristes n’avaient rien à faire ici.

Sunday October 7, 2007

Guadalajara

Max @ 00:28 | Filed under: Mexico

On a finalement quitté Manzanillo pour rentrer à San Miguel de Allende avec un arrêt à Guadalajara. C’est tellement compliqué à prononcer en espagnol, fallait bien s’y arrêter un jour. On est donc arrivé là-bas en soirée. Comme le prochain bus pour San Miguel de Allende partait le lendemain matin, on est sorti de la centrale pour chercher un hôtel pour dormir…

Aïe Aïe Aïe!!! Même pas le temps de respirer que déjà 3 ou 4 chauffeurs de taxi se sont rués sur nous pour nous demander ou on voulait aller et nous emmener dans un hôtel quelconque. Jamais vu de chauffeur aussi agressif! Après en avoir esquivé quelques-uns, on est allé vérifier les prix de l’hôtel à côté de la centrale. Ça nous aurait coûté 430 pesos pour une nuit! On s’est finalement rabattu sur le chauffeur de taxi qui nous avais suivi et qui nous attendait à la porte de l’hôtel. Il avait bien prévu son coup, le malin. On lui a donné une seconde chance, vu qu’il ne nous avait pas menti sur les prix de l’hôtel. Vroum Vroum!!! En 2 temps 3 mouvements, il nous a emmené au centre-ville et il nous a débarqué devant un hôtel. Le plus rassurant, c’est qu’on n’était effectivement pas loin du centre-ville.

Las Chivas de GuadalajaraFinalement, les tarifs de l’hôtel étaient raisonnables et la chambre aussi. On a même profité de l’occasion d’être à Guadalajara pour regarder un match de foot à la télé : Las Chivas de Guadalajara contre Pachuca. Victoire des Chivas 2-1!

Le lendemain, le concierge de l’hôtel nous a indiqué comment nous rendre au restaurant Sanborns pour aller déjeuner. On aurait bien aimé suivre ses indications mais toutes les rues étaient barrées pour un défilé… Malheureusement, c’était la fin et on n’a vu que les derniers chars. Au début, je me suis dit que c’était pour la victoire des Chivas et que c’était comme ça après chaque match… Après tout le Mexique est une nation de football! Apparemment c’était les festivités du mois d’octobre qui commençaient… Guadalajara est la 3ème plus grande ville du Mexique en population, récemment dépassé par Monterrey, Nuevo León. C’était la bonne journée pour s’en rendre compte : en ce beau dimanche de fête, tout le monde s’était donné rendez-vous au centre historique. On a tout de même réussi à rejoindre le restaurant. Si vous avez l’occasion, arrêtez-vous dans un Sanborns pour le petit-déjeuner, les viennoiseries sont tellement bonnes!

Comme il nous restait encore quelques heures avant de libérer la chambre d’hôtel, nous avons visité le centre historique : la Plaza de Armas, la cathédrale, la Plaza de los Jaliscienses Ilustres, la Plaza de la Libéracion, El Teatro Degollado, etc. Malheureusement on n’a pas eu le temps d’aller au bout de la plaza Tapatia et de visiter l’Instituto Cultural de Cabañas…

C’est finalement sur la route vers la centrale des autobus qu’on s’est rendu compte que tout le monde était en centre-ville : Les avenues à 5 voies étaient vides!

Saturday October 6, 2007

Manzanillo

Max @ 21:09 | Filed under: Mexico

On a finalement quitté Puerto Vallarta et Las Animas pour la prochaine étape de notre périple : Manzanillo, 4 heures de bus plus au sud. Le trajet s’est bien passé, le bus avait la climatisation, ça nous a permis de prendre une bonne claque en arrivant : encore plus de chaleur et encore plus d’humidité!!! En sortant de la centrale, on trouve une carte de la baie avec les coins sympathiques, les hôtels, les sites de pêche, les sites de plongée, etc. On appelle quelques hotels histoire de prendre la température des tarifs, de prendre une douche et de se donner un peu de latitude pour trouver un coin ou camper. On repère aussi l’office du tourisme, malheureusement à cette heure-ci (18h), ça doit être fermé.

On s’est donc rabattu sur le centre historique, un peu malgré nous, car on s’est trompé de bus. Pas bien grave. On en profite pour regarder les énormes portes-conteneurs du port de Manzanillo, ainsi qu’un navire de la marine mexicaine. En descendant du camion, on trouve un restaurant qui nous indique un hotel pas cher à 150 pesos : El emperador…

L’hôtel ressemble à une ancienne prison et la directrice devait être là quand les espagnols sont arrivés en Nouvelle Espagne… En tout cas, elle nous propose une chambre à 200 pesos. Tanné de payer plus cher que tout le monde parce que j’ai une tête de touriste, je lui réponds avec mon super espagnol qu’on nous a dit que c’était 150 pesos. Ce n’est pas parce qu’elle n’est plus toute jeune qu’il faut se laisser entuber. Elle nous a finalement laissé la chambre à 180. On est donc monté s’installer, prendre une douche avant de redescendre pour payer la chambre et aller manger. On croise donc la directrice qui nous demande de payer (je lui donne un billet de 200 pesos) et de remplir le registre (ils doivent avoir le même genre de registre dans les prisons, vous savez le petit cahier qu’on voit dans les films et que le détenu signe avant de prendre ses effets personnels…). Bref, on remplit le registre et vraiment pas en confiance je regarde ce que la directrice va écrire dans la dernière colonne… Ah! 200 pesos! Tabarnak, elle a déjà oublié! Elle ne va pas me rendre la monnaie! “Disculpa, estabamos de acuerdo con 180 pesos!”. Elle croyait que j’allais me laisser faire… Je veux bien avoir de la compassion pour les personnes agées, mais faut pas abuser! Elle finit par me rendre mes 20 pesos et nous laisse partir. J’imagine qu’elle s’est empressée d’aller nous couper l’eau chaude.

Bon, on sait ou dormir. Il nous reste plus qu’à manger. On fait le tour de la place principale avec des superbes arcades. Quelques restaurants bien sympathiques, dont un spécialisé dans les jus de fruits de toute sorte. Les jus sont une réussite. S’ils ne faisaient que ça, je vous le recommanderai. Malheureusement ils auraient du se limiter au jus et ne pas faire de repas. La bouffe n’était pas vraiment pas top. Heureusement pour eux qu’on avait faim! Manzanillo, ça promet! On va voir ce que nous réserve le lendemain…

…la chaleur est toujours là, omni-présente, insupportable, avec sa compagne l’humidité, c’est horrible! La douche glacée du matin n’a rien changé. J’ai l’impression d’être fatigué de respirer, de bouger. Aucune motivation, aucune énergie. Je ne sais pas si j’étais en train de faire une insolation, mais c’est un sentiment/état très désagréable.

Après le petit-déjeuner sur une terrasse à l’ombre d’un parasol, on s’en va faire un petit tour sur les quais et tranquillement pas vite, on se dirige vers le bateau de la marine mexicaine. Peu d’animations aux alentours. Tout à l’air bien tranquille. Il doit bien y avoir moyen de le visiter. Quelque part il y a un bout de ce bateau qui appartient à Valéria… On s’approche du marin qui fait le pion en bas de passerelle et effectivement, l’Usumacinta, navire d’aide logistique, se visite. Un matelot (je ne sais pas son prénom mais on va l’appeler Pedro) nous a servi de guide à un couple de mexicain, Valéria et moi. Pedro nous a fait faire le tour du pont, avec l’ascenseur pour accéder aux ponts inférieurs. Pedro nous explique que ca fait quelques années seulement que le bateau appartient à la marine mexicaine et qu’il a donc peu de mission à son actif. Pedro est allé en mission en Indonésie. J’ai pas trop compris pourquoi, mais c’est pas grave, Pedro il est cool. Pedro nous a ensuite emmené à la cabine de commande. Il y avait des potes à Pedro qui prenaient tous les enfants en photo avec le timon. C’était drôle! On est redescendu pour terminer la visite par la proue. Pedro a voulu nous faire monter une petite échelle pour aller tout devant. La dame qui était avec nous a bien galéré pour la monter. Au moment d’y parvenir, el commandante est arrivé en courant et Pedro s’est fait tiré les oreilles. Apparemment on n’avait pas le droit d’aller devant… Je n’ai pas trop compris l’excuse que nous a donné Pedro, mais je lui pardonne. Le temps que la madame redescende la petite échelle, j’ai tout le temps d’aller tout devant pour aller prendre une photo. On a terminé la visite avec Pedro par un film sur les activités de l’Usumacinta, son histoire (ancien bateau de la marine américaine), l’origine de son nom (la rivière qui sépare le Mexique du Guatemala), etc. À la fin de film, on a cherché Pedro, mais bizarrement, il avait disparu. Curieux ce Pedro, mais c’est pas grave parce qu’il était bien cool. Ca doit être la chaleur, parce que d’habitude j’arrive à comprendre 90% de la conversation ou alors Pedro m’a emmené en territoire inconnue de la langue espagnole… Mystère.

En revenant vers l’hôtel, on s’est posé, Valéria et moi, quelques questions existencielles sur notre avenir immédiat à Manzanillo et sur la suite de notre périple. Est-ce qu’on va vraiment profiter de nos vacances en restant dans la chaleur de Manzanillo ou pire en descendant encore plus au sud??? Zihuatanejo est à 6 ou 8 h de bus, presqu’autant que de rentrer à San Miguel de Allende, Guanajuato

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